Jean-Marc Zabouri est un peintre figuratif singulier dont l’univers pictural onirique est peuplé de personnages étranges et familiers à la fois. Femmes, hommes mais aussi animaux sortis d’un bestiaire biblique et magique évoluent dans des décors souvent parisiens, acteurs d’un mélodrame à la croisée Des Enfants du Paradis et Quai des brumes,fils spirituel de Marcel Carné, Jean Renoir et Marc Chagall. PA.
Rien ne le prédestinait pourtant à la peinture. Né en 1960, quelque part au soleil, il vit entre Paris et sa région pendant une trentaine d’années où il y pratique différents métiers pour le moins peu artistiques, pourtant un désir de créer était là mais quoi, comment et pourquoi ? Tout a défilé ou presque. Les émotions ressenties lors d’une visite au Louvre pendant son jeune âge, font qu’aujourd’hui il ne peut s’empêcher de penser que cette envie de création était en fait la peinture, mais comment s’en douter à l’époque et pendant toutes ses années passées à occulter cette envie sans qu’il s’en rende compte. Aujourd’hui la réponse est là grâce à cette personne rencontrée en Berry où il s’est installé depuis les années 90. En 007 il croise la route de Muriel Cayet, artiste peintre, dont il dira qu’elle fait partie des rencontres rares qu’il ne faut pas laisser passer, et en même temps il lui semble l’avoir toujours connue.
Il devient son élève et elle l’aidera enfin à ouvrir tant de tiroirs refermés sur le passé et à répondre à ces trois questions : quoi, comment et pourquoi.
Quoi : la peinture, voilà ce qui l’attendait.
Comment : en toute liberté, sans contraintes, juste écouter ses résonnances intérieures et oser laisser ses émotions prendre forme en couleurs.
Pourquoi : laisser une trace, mémoire visuelle et émotionnelle, la faire partager à ceux qui veulent bien s’y arrêter un instant, et pourquoi pas les inviter à s’y retrouver aussi.
« La peinture est vide sans émotions, qu’elles soient fortes ou tendres, elle doit nous interpeler, nous questionner. » Que de chemin à parcourir encore, à l’infini, à la hauteur des rêves qui animent ses nuits depuis tant d’années et dont le geste n’est autre que le prolongement. Evidemment pas le temps de tout exprimer en une vie, sommes-nous seulement sûrs de l’avoir fait correctement ? Ainsi va la vie de tous les arts, d’autres en prendront le relais, et cette passation de mémoire si importante et sans laquelle nous ne pouvons nous édifier, continuera d’exister.
Le cerveau est plus profond
Que la mer,
Les meilleurs pêcheurs de perles
S’y sont noyés !
Le cœur est plus spacieux
Que le ciel
De pauvres diables amoureux
S’y sont égarés !
C’est parce que ton nom est l’Automne
C’est parce que ta couleur est Rouge
C’est parce que les mots sont vains
Que je t’aime Toi !
« On dit que souffrir est humain ! »
JM Zabouri
Mai 2012.
Si je n’avais pas vu le Ciel
De si près
Dis comment aurais-je su ?
Si je n’avais pas vu la Terre
De si loin
Dis comment aurais-je compris ?
Inconscients du soleil qui avance,
Inconscients de notre vie de Sèvres,
Infirme est notre vision du Monde !
Pourquoi gaspiller le bonheur ?
Pourquoi différer le Paradis ?
« Les cieux d’ici-bas sont d’un bleu plus vif ! »
JM Zabouri
Mai 2012.
Ne me demandez pas comment
Mais elles ont l’air de me connaître
Elles me parlent d’Eternité
Me caressent les joues
Déroulent à mes pieds
Leur tapis tantôt bleu, tantôt gris
Et me font escorte !
Ne me demandez pas pourquoi
Elles viennent frapper à ma porte.
Elles sont revenues au Midi
Les voilà, silencieuses
Comme des sirènes
Qui jouent dans le flot des blés
Avant l’arrivée du Fléau !
« Je crois qu’elles veillent sur mon Destin ! »
Pour faire un beau Ciel prenez des nuages
Mettez-les dos à dos
Offrez-leur le vent et la rêverie
Et la magie opérera !
JM Zabouri
Mai 2012.
« C’est parce qu’il était un petit garçon… ! »
Il trempe une plume dans son chagrin
Pour dire
Ce qu’il n’a pas pu pleurer.
« C’est parce qu’il était l’odeur des sous-bois… ! »
Il se met face au vent
Pour sentir
Ce qu’il ne veut pas oublier.
« C’est parce qu’il était un oiseau blessé… ! »
Il ouvre ses mains
Pour voir
Ce qu’il n’a pas pu sauver.
« C’est parce qu’il est aujourd’hui… ! »
Il reste l’innocence
Pour épargner
Les fleurs des jardins d’enfants.
JM Zabouri
Mai 2012.
Il pleut encore, la belle affaire
La pluie glisse sur les tombes verdies par le temps !
Demain le soleil se lèvera à nouveau
Sauf pour les habitants des Palais de poussière,
Ils resteront couchés à jamais !
Cueillons chaque jour comme une rose
Afin qu’il se lève comme un bouquet de Vie !
Demain nos rêves jailliront à nouveau
Pour éparpiller les orages annoncés,
Ils éclaireront nos enfances perdues !
Si la Terre commence à bailler
C’est qu’elle nous veut en son lit et pour toujours !
Demain les Abeilles bâtiront à nouveau
Des églises de dentelle et de fleurs,
Elles auront à nous apprendre !
Il ne faut pas monter des barricades contre le Ciel
Ce n’est pas lui qui tient l’Epée !
Peut-être est-ce-nous qui métamorphosons
Nos Vies en Mort !
JM Zabouri
Mai 2012.
De quoi ai-je peur ?
Certainement pas de l’Amour.
T’aimer année après année,
Après moi.
Ils nomment cela Abnégation - foutaise !
De quoi ai-je peur ?
Certainement pas de la Mort.
L’Amour dure plus longtemps,
Après toi.
Il est né bien avant Elle - pour toujours !
De quoi ai-je peur ?
Certainement pas du Temps.
Les peupliers balaient les nuages,
Après nous.
Et je rallonge notre Amour - d’une fleur !
De quoi ai-je peur ?
Certainement de mon absence
Au dernier jour de ton Regard.
« Je t’offrirai l’Eternité - en plus grand ! »
JM Zabouri
Avril 2012.
Par le grillage de la lanterne
La flamme de la bougie éclairait.
Des yeux rieurs comme le chant des merles
Sous une pluie d’été.
Je me souviens !
« Quel privilège de voir en une couleur toute la bonté du Monde ! »
De ses lèvres d’ambre
Ne s’élevaient que l’Universel et la douceur de vivre.
Il ne levait jamais les mains
Hormis pour implorer le Ciel.
Je me souviens !
« Elles nous rassuraient et racontaient toutes les histoires du Monde ! »
Par-delà le Soleil et la Lune,
Il a continué d’aimer cette Femme
Partie au devant de lui
Afin de préparer leur future Maison d’Albâtre.
Je me souviens !
« O Puissance j’espère que tu n’as fait que contempler leur Mort ! »
Souviens-toi comme ils s’aiment !
JM Zabouri
Avril 2012.
En ce Monde où le malheur ne change pas
Et se perpétue de peurs en pleurs,
Les Vivants se tourmentent
Et les Morts ont tout leur temps !
« Hier la fin de tes souffrances a donné naissance à mes craintes ! »
N’avoir pas croisé ton regard suprême
Me hante et m’attriste.
J’aurais pu adoucir ton départ -
Un baiser sur le front,
Un baiser que tu ne m’aurais pas rendu -
Et abreuver de mon chagrin ton visage investi par la transparence.
« Aujourd’hui je ne peux que me contenter, rien de plus ! »
Inventez-moi une horloge
Une horloge dorée aux aiguilles cabalistiques.
Celles qui fixent l’Inimaginable
Et ne donnent plus l’heure.
Une éclaircie dans un ciel d’encre sauvage
Et ma fièvre retombera pour faire place enfin à la Tranquillité !
« Demain alors ta voix résonnera jour et nuit dans mes veines ! »
JM Zabouri
Avril 2012.
Nous autres pantins habillés par la nuit
Suppliant notre Terre
De nous emmener vers une Histoire
Plus belle
Cette Histoire qui se prolonge !
Trois petits tours et puis reviennent…
Résonner dans nos rêves cette voix
Si claire
La voix de nos ancêtres clamée
Dans le désert
Un chant magnétique vers lequel marcher !
Trois petits tours et puis la Mer…
A déposé sur la pierre une poignée de sable
Du sable chaud
Pour réchauffer cette immensité
Si froide
Qui nous sépare et vous retient prisonniers !
« Je vous envoie mon cœur à travers mes yeux ! »
JM Zabouri
Avril 2012.
La nuit paraîtra plus belle, plus profonde !
Un Vieil Homme a cousu dans le ciel
Des étoiles, des myriades d’étoiles,
Plus brillantes que jamais
Afin de lui redonner l’éclat
Du jour de sa création.
La lune porte sa voilette d’argent,
Celle des grands Soirs.
Elle nous offre son plus beau profil
Et son œil, doux comme une caresse,
Semble protéger le Monde d’en bas !
« Comme je vous sais petits mes Anges! »
Dans la vie,
Il y a des phénomènes étranges
Qui vous font sourire !
Un enfant se détache du bel Astre
Et le visage d’une femme le suit.
Sa chevelure, le firmament.
Ses lèvres entr’ouvertes
Semblent lui murmurer :
« Pas si vite, je n’ai plus vingt ans ! »
J’ai supplié mon cerveau de retrouver un chant.
Ce chant aux mots si délicieux
Qu’il m’enivrait jusqu’à l’endormissement
Et regonflait mon cœur inquiet.
- Juste pour inventer le Paradis ! -
JM Zabouri
Avril 2012.
J’ai appris au fil des ans
Que le Temps n’altère pas les souvenirs.
Il les range comme il faut, quelque part !
La caresse furtive de l’arôme d’une fraise
Et l’on se retrouve chaussé de bottes de sept lieues,
Percuté d’images et d’odeurs !
« Mon cerveau est seul Maître à bord ! »
C’est inouï, je suis à nouveau
Devant ces petites boules de couleurs.
Je ferme les yeux et souris,
Souris à l’idée d’être resté un enfant,
Un enfant devenu grand !
« Le Passé est une créature étrange et vivante ! »
Un jour en sortant de la boutique,
J’avais trouvé une pièce dorée,
Dorée comme un soleil de juin.
Je l’ai toujours gardée parmi d’autres trésors.
Et quand je la regarde, je me souviens!
Pile tu pleures, face je ris !
« Les joies et les peines nous soulèvent de Terre ! »
JM Zabouri
Mars 2012.
« Je lui trouve des allures de kaléidoscope ! »
Au matin de nous
Il prend la couleur de tes yeux.
L’heure où ils ne mentent pas
Et me donnent envie de te protéger !
Au midi des Abeilles,
Il se fait fort et brûlant.
Nous dévore, encore et encore
Jusqu’à la folie !
Au soir du Chant des rossignols
Sa Rondeur se fait rouge
Et laisse sur la terre
Une ombre de nous.
Il n’y poussera que des fleurs
Aux couleurs de la passion,
Aux couleurs de notre jeunesse,
Aux couleurs d’Eternité !
« Voilà ce qui nous survivra ! »
JM Zabouri
Mars 2012.
Les Anciens s’imaginaient
Le Ciel comme un corps solide.
Impossible de marcher sur le ciel,
Ou alors, - la tête en bas !-
« Moi je me promène sur le tien ! »
Il n’est pas qu’un espace
Entre la Terre et le Cosmos.
C’est le théâtre où je bois tes rêves,
Et avale tes souffrances !
« Ton Décor m’appartient ! »
JM Zabouri
Mars 2012.
Donnez-leur un violon,
Et ils imitent
Un murmure dans les arbres.
Donnez-leur des pigments,
Et ils créent un bleu
A faire rougir les plus beaux ciels.
Comme le lever du Soleil le matin
Est une chose naturelle,
Ils respirent,
S’en amusent !
« Ceux-là valent bien des Orateurs ! »
JM Zabouri
Mars 2012.
Pour ne pas regretter d’avoir été l’Abeille
Quand on voit ces fleurs enivrantes !
Pour ne pas regretter d’avoir été l’Alouette
Si loin de nous, là-haut !
« Contemplons ! »
Les quatre saisons,
Si courtes si précieuses
Tiennent dans le creux de la main.
Les briser n’est pas bien glorieux !
Pourquoi, comme l’Abeille
Ne pas se contenter du parfum des Violettes ?
Posséder disparaît
Et tout devient extase !
« A genoux ! »
Tu nous as fait confiance
Et nous t’avons trahie !
Accorde-nous l’ultime privilège
De panser tes blessures!
JM Zabouri
Mars 2012.
Une vieille dame à sa fenêtre s’attarde,
Un chandelier sur les genoux
Afin d’éclairer Son chemin.
Les couverts en vermeille,
Rutilants,
S’interrogent eux aussi!
Le temps paraît bien vaste
Et la soupière de Sèvres bleu
Reste impitoyablement
Pleine et amère.
Petites âmes de compagnie,
Vous qui partagerez désormais son pain,
Chantez à tue-tête pour sécher ses larmes.
Sa Grâce est tout ce qui lui reste !
Ses yeux aux couleurs de l’attente
Cherchent depuis, à travers les carreaux,
Un présage, des pas dans lesquels mettre les siens.
Mais la neige demeure blanche et silencieuse !
Les morts se moquent bien des saisons.
Dans leurs petites cabanes,
Ils attendent eux aussi le moment des retrouvailles !
Le dernier profond soupir d’un soir
A soufflé sur la Vie
Et la fenêtre s’est éteinte
Pour toujours.
« Comme je suis heureuse à présent ! »
JM Zabouri
Mars 2012.
De ma fenêtre
Il y a comme un paysage
Un rocher qui se prend
Pour une pépite.
« Comment crois-tu avoir pris un tel éclat ? »
Tu n’es que grisaille,
Remercie le Soleil
De te prêter son Or !
De ma fenêtre
Il y a comme une étendue
Tantôt verte, tantôt bleue,
Selon !
« Comment crois-tu que tu existes ? »
Tu n’es que ruisseaux
Remercie le Ciel
De garder tes moutons.
De ma fenêtre
Il y a comme des gens
Vêtus de noir ou de couleurs
Cela dépend !
« Comment croyez-vous tenir debout ? »
Remerciez notre Dame
Qui vous gratifie de son Souffle
Et vous offre sa Terre !
La Vie n’est autre que la Mort
Vers laquelle on avance à cloche-pied.
JMarc Zabouri
Mars 2012.
La mort vit, à même le pavé !
Je ne reconnais plus ma ville
Elle est là,
Elle résonne,
Quadrillée
Sous les claquements de ce Diable d’Homme !
Les rues souillées
Par les cris et le sang !
Ses bras trop maigres,
Tout juste capables de porter
Leur bonne Etoile !
« Où es-tu David ? »
Survivre ou la nécessité de la musique !
Des notes,
Comme une étoffe d’ivoire et d’ébène,
Tissée pour combler l’espace,
L’incompréhension
Qui me séparait de mon Ennemi
La Peur a fait place au chagrin suprême !
- Muet -
Arrachées aux haillons,
Elles trônent désormais
Dans le Ciel !
« Qu’importe leur couleur ! »
Elles ravivent le souvenir,
Les âmes mortes
Qui poursuivent leur voyage vers la lumière ! »
Réunies pour jouer au passé.
Jouer à retrouver les Amours,
- Transportées ! -
JM Zabouri
Mars 2012.
Je n’avais pas décidé
De prendre le sentier
Qui mène à l’Heure des sucres d’orge.
Mu par cet air fantomatique
J’ai suivi la lumière.
Un berceau ! Vide !
La lune montrait son visage parfait,
Une vieille femme et son violon
Jouaient pour raconter l’histoire :
Ce petit Oiseau disparu.
Chacune de ses larmes qui atteignait le sol
Faisait grandir une fleur !
« Vous, dont le cœur cogne aussi fort que son chagrin !
Cueillez des bouquets…
Encore et encore,
Afin qu’elle puisse à jamais pleurer son ange
Et ne pas devenir folle ! »
Il n’y aura plus de cris au jardin !
JM Zabouri
Février 2012.
D’un ciel admirable
Qui s’écarte comme une mer
Pour faire place à l’arc-en-ciel.
De la douceur des candélabres
Pour allumer délicatement les regards aimés.
D’un peu d’eau pour apaiser les blessures
Et nourrir les fleurs.
Et pour sceller nos destinées,
De beaux Sentiments !
A l’heure où le Froid figera mon visage,
Comme la nature retient sa respiration en hiver,
Il se peut que je me tienne debout sur ma tombe
Pour vous insuffler une dernière formule
« N’attendez pas de la vie d’autre recette ! »
Enfin,
J’entendrai vos rires
Et vos yeux couler de joie.
- Le temps sera venu ! -
JM Zabouri
Février 2012.
A l’heure rouge des adieux du soleil à la terre
Si les perdrix ne sont pas des soeurs
Abandonnées là, par le Ciel ?
Quelques grammes d’existence
Cherchant dans un cri rauque,
D’un nuage à une fleur,
Le repos.
« Ô mon amour ! Sommes-nous ce double portrait ? »
Je voudrais exaucer tes rêves
Et voir au loin nos jours !
« Tu seras celui qui me fermera les yeux ! »
JMarc Zabouri
Février 2012.
« Les enfants traînent leurs cheveux blonds ! »
Si tu crois que l’on peut parler de tout,
Demande à ce petit garçon
Comme il a vécu ses printemps !
Avec les yeux
Il te décrira ses rêves…
Et leurs secrets !
« Pourquoi les enfants ne rangent-ils jamais leurs souvenirs? »
Si l’on peut tout raconter,
Avec ses mots il t’expliquera…
Les miroirs
Les larmes retenues !
Avec colère
Avec tristesse
Il te dira…!
Un beau jour,
- et tous les jours sont beaux ! -
On embrasse la vérité !
La comprendre sans en parler,
C’est comme trouver une amie.
« Pour toujours ! »
JM Zabouri
Février 2012.
La tombe était blanche
Le paysage immobile.
Il avait quelque chose d’étrange
Et d’agréable
J’étais là,
A scruter ma simple vie
De mortel.
La tombe était bleue
Le ciel semblait danser
Il avait quelque chose d’étrange
Et d’agréable
« Je n’ai plus jamais revu une telle couleur ! »
La tombe était rouge
La Libellule y avait déposé le soleil couchant
Elle avait quelque chose d’étrange
Et d’agréable
J’étais là
Et lui demandais
« Connais-tu tous les habitants des petites demeures ? »
La tombe était cuivre
Les frondaisons y avaient déposé leurs feuilles
On ne la distinguait plus,
Si ce n’est qu’elle possédait une phrase
« La mort est une chose étrange et agréable ! »
JM Zabouri
Février 2012.
Et lui ai demandé :
« Pourriez-vous chanter ces quelques notes pour moi ? »
Il a virevolté, tourbillonné
A traversé les nuages
Et dans son sillage musical
Il m’a dit…
J’ai entendu le vent dans les feuilles
Et j’ai pensé :
« Sauriez-vous porter quelques mots jusqu’aux Cieux ? »
Il a soufflé, attisé, tourbillonné
A rejoint les longs traits jaunes
Et dans sa formidable mélodie
Il m’a rapporté…
Ils m’ont raconté des Mondes
Que je ne connaissais pas,
Le long, très long sommeil des Fleurs
La longue, très longue route aux senteurs d’Encens
Impossible de rebrousser chemin !
Il était un père
Il était une mère
Qui m’ont dit…
J’ai promis de ne jamais en parler !
De toute façon,
Vous ne me croiriez pas !
JM Zabouri
Janvier 2012.
Nul besoin d’extorquer à la mer ses perles fines!
La rosée habillera ta nuque
- Blanche. -
Nul besoin de demander au Grand Orient
Ses fards,
Le vent rosira tes joues !
« Comme tout cela me semble réel ! »
Un soleil frais passe ses flambeaux
- Vermeils. -
A travers un voile d’été.
Tandis que je regarde le jour
Un seul désir, sublime :
- T’offrir la Paix ! -
Certains aiment les fleurs des villes.
Moi,
Je reste le gardien de la colline aux marguerites !
JM Zabouri
Janvier 2012.
Tandis que je regarde passer la nuit
Un-je-ne-sais-quoi me rend inquiet
C’est alors
Que je rencontre un autre jour d’été
Et son soleil gai,
Un-je-ne-sais-quoi me rend heureux !
Certains aiment les lys,
Moi je te garde les marguerites !
Certains préfèrent les roses
Moi j’estime les coquelicots !
« Et toi l’abeille fais-tu la différence ? »
Tu n’as qu’un seul désir
- transperçant l’espace -
« Vivre ! »
JM Zabouri
Janvier 2012.
« Est-ce que d’autres comme moi
Se posent les mêmes questions ? »
S’ils le veulent
Je leur offre un chant de la Terre
A partager,
Assez beau pour monter très haut !
Je leur offre un nuage - transparent -
A partager
Pour atteindre ces sourires trop vite effacés !
S’ils le veulent,
Une invocation
Pour Les mettre à l’abri de l’Errance !
Tellement à l’aise avec le Soleil,
Que Sa lumière fraîche
- apprivoisée -
Nous servirait d’ailes !
Une fois encore les atteindre !
JM Zabouri
Janvier 2012.
Surpris par le goût du sel,
Nous roulons.
Le sable nous contente.
Modeste lit dans un - Hôtel mille étoiles - !
Formidable nuit,
Les clapotis annoncent le Matin !
Parfaitement enlacés,
Le luxe est de se réveiller les yeux dans les yeux !
« Quiconque le désire, choisit son Paradis ! »
JM Zabouri
Janvier 2012.
La vie est ce qu’on en fait.
Elle peut prendre les traits de la poussière,
Ou se parer d’or et d’argent !
Tu peux choisir la Force du Bonheur
Ou la Faiblesse du Désordre !
Voir en ta masure un Palais étincelant
Ou n’en respirer que des murs gris !
Les abeilles bourdonnent !
Les nuages appellent à la sérénité
- Et dessinent… !
Plonge dans le regard de ton seul Ami
Il est plus vaste que l’Océan,
Plus étendu que toutes les terres de la Terre.
Il n’est pourtant qu’un tout petit foyer
Ce lieu où il convient d’Etre.
« Si de joie tu veux pleurer- je deviendrai Fou ! »
JM Zabouri
Janvier 2012.
« Quelle impertinence de refuser la lumière ! »
Pauvre petit voilier,
Pas de fuite !
Pas de port !
Egaré dans la tourmente,
Tu réalises !
Tous ne possèdent pas la Renaissance.
- Ne te consume pas ! -
Chaque étoile accrochée au ciel
Nourrit l’Espoir.
La plus lumineuse est un éclat de rire,
Un billet de retour !
« Vas-y ose, il n’est pas trop tard ! »
JM Zabouri
Décembre 2011.
Vous rendez-vous compte
A quel point il est facile
D’abandonner ?
Il est plus sage d’attendre !
D’attendre l’ardent Zéphyr
Qui fait entendre avec vacarme
Combien un cœur peut se surpasser.
Sage de prendre de la hauteur !
D’appréhender !
De respirer !
Sage de rester en vie !
« J’aime te veiller du haut de la falaise ! »
- elle triomphe des déferlantes -
« Savez-vous qu’il n’est pas singulier de résister ? »
« Ignorez-vous que le mal craint ? »
Il craint l’HOMME qui veut.
Il craint l’HOMME qui aime.
La Paix est là, Généreuse
Elle bat dans mes entrailles.
La réparer m’a donné du travail,
Mais je sais qu’un matin elle sera victorieuse !
A distance, je te garde !
JM Zabouri
Novembre 2011.
Si un jour ma poitrine éclate,
Elle laissera échapper mon cœur !
A cet instant, je vous dirai :
« Dispensez-le de la douleur pour ne pas qu’il rejoigne les siens ! »
- Il renaîtra Grand Monarque -
Alors prenez votre plus beau filet,
Et courez le capturer !
Là,
Pour qu’il ne pleure plus jamais que de Joie,
Promettez de le chérir,
Il restera au creux de votre épaule.
Quand le Bourdon sonne les dix coups,
Il sera là, où que vous soyez !
Jour après jour,
Comme un orfèvre taille un diamant inestimable,
Il émousse les mauvais temps!
Le privilège de vivre.
JM Zabouri
Novembre 2011.
Pauvre Marguerite,
Un peu, beaucoup… jusqu’à la folie
Brisée par les Hommes.
Passionnément – relève-toi ! -
Cette aube est la tienne.
Telle une abeille gorgée de miel
Echappant à l’enfumoir,
Survole !
Survole le dégoût !
Tu es vivante ! - désormais le meilleur se dessine -
« D’où vient ce chant qui m’exalte jusqu’aux larmes ? »
- Laisse-toi porter, c’est ton bonheur que tu entends ! -
« D’où viens-tu voyageur qui a embrassé ma route ? »
- Laisse-toi cueillir, c’est ton bienfaiteur qui passe ! -
Et
S’il t’offre le Pain,
Sers-toi !
Et
S’il t’offre sa Chaleur,
Sois tranquille ! – elle est délicieuse -
Jadis tu sanglotais.
A présent,
Son Monde t’appartient et il te fait présent du Ciel.
Mille et une étoiles - pour illuminer -
Son Amie Impératrice des Fleurs.
C’est la forteresse dont tu as toujours rêvée,
L’Amour !
Plus personne – jamais – ne te fera plier !
Seul le vent – éternellement –
En a la souveraineté.
Règne !
JM Zabouri
Octobre 2011.
Un cœur désarmé,
Exsangue,
Fauché par le hasard,
Gît !
Ce jour là,
Dans son habit du Dimanche,
La Mort ne lui fit qu’un clin d’œil !
… Maison, Notre maison, plus belle que l’automne
Qui sait tous nos secrets emmurés,
Ne laisse pas cet étranger
Pénétrer notre Jardin,
Ou
Il sera notre tombeau…
Toi, je te supplie !
Attends, je te surprendrai !
Je cultiverai la Rose où naissent les Printemps,
Celle qui rallonge l’amour.
Qu’il est doux de tourner le dos à la Souffrance !
JM Zabouri
Octobre 2011.
Sur le pont des Arts
J’avance, le pas vif, brillant,
Le cœur gonflé.
Au pied d’un réverbère
Une ombre fredonne les rues
- parisiennes - .
« Où as-tu appris à chanter ? »
- Elle hausse les épaules -
Les nuages se demandent-ils
Comment le vent les berce ?
- Sans savoir je chante ! -
Des paroles s’exhalent de sa bouche
Comme un parfum de son flacon.
Elles me frôlent, m’inspirent
Puis se posent sur mon violon.
Alors moi, - je les joue ! -
« Où as-tu appris à jouer ? »
- A mon tour de faire mine -
Les fleurs se demandent-elle
Comment le vent les couche ?
- Sans savoir je joue ! -
Cette ombre sera la mienne…
Purs et primitifs – extraordinaires étrangers-
L’un pour l’autre.
Afin que sa Majesté la Ville
Vous anoblisse,
Rendez-lui Grâce !
Inventez pour Elle
- de belles rimes - de beaux refrains -
D’Amour et de Mélancolie.
Pour qu’à jamais,
- Elle vous étreigne ! -
JM Zabouri
Octobre 2011.
Que me reste-t-il ?
Rien qu’un châle de cendres
Et un vieux pommier.
Enfants, mes chers enfants !
Faut-il que je souffre encore ?
Autour de moi dansez,
Et de vos chants,
Soulagez-moi.
Votre temps est arrivé.
Crocus, perce-neiges,
Pourfendez la Reine Blanche.
Amours, mes chers amours !
Le soleil me réchauffe enfin.
A cette flaque, puisque c’est ma tombe,
Agenouillez-vous.
Déposez un bouquet de violettes,
Il sera ma stèle.
A la chaleur de l’été,
Quand je ne verrai plus vos ombres,
Je rejoindrai les nuages ;
Et à la prochaine pluie,
Je vous en fais la promesse,
A nouveau
Je caresserai vos joues.
JM Zabouri
Septembre 2011.
Chaque brin d’herbe est précieux !
Chaque oiseau a sa place !
Chaque étoile son nuage,
- Pour se cacher si elle a peur -.
J’ai regardé le coucher de la Lune
Et j’ai prié,
Prié pour que tu restes !
Puis j’ai attendu le lever du Soleil
Et j’ai vu,
J’ai vu ton sommeil éclatant
Tu souriais !
Etait-ce un à un Ange ?
L’Aube qui point est une Paix,
- Généreuse -
Sa rosée apaise les fièvres,
Jour après Jour.
JM Zabouri
Octobre 2011.
Par un beau soir
Bleu marine
Mélancolique et troublant
J’ai croisé
Par quelle fortune
Une grâce, un coeur
Arcane je suis
Amarre-toi à moi
Afin que dans la nuit
Jamais tu ne t’égares!
Aigu comme une étoile filante
Le chant des baleines, Cantique des abysses
M’enivre
Je titube
Candélabre vif-argent à la proue
Les flammes dansent
La cire s’écoule comme le temps
Rehaussant d’écume
L’encre de la mer
J’ondoie
Je vis
Je demeure,
Seul maître à bord
Après qui ?
Le jour est beau
Rose
Chaque perle de brume
Renferme la Création
Je les bois
Une à une et m’en rassasie
Je vois plus clair
Je peux m’échouer
Sans crainte
Les anges savent le Dénouement.
Jm Zabouri
Septembre 2011.
Minuit passé,
Le Grand Paon de Nuit
Majesté de l’obscurité
Nous emporte
Partons !
Par notre messager
Accordés sur un violoncelle
Au firmament
Jouons !
Jouons une fugue en ré majeur
Plus haut !
Plus fort!
Afin que l’Immensité
S’en délecte
Volons !
Paris nous escorte
Lumineuse
Eternelle
La Seine
Parée de reflets
Déroule ses boucles noires
Envoûtantes
Le Pont Notre-Dame
Une chimère danse
Des gargouilles se joignent à elle.
Est-ce-un mirage ?
Le Bourdon de la cathédrale
Se balance pour les amoureux.
Le ciel gardera notre secret
Je n’ai rien d’autre à t’offrir
Qu’un rêve et mon âme.
Ce n’est pas le Diable
Mon ange.
Prends !
JM Zabouri
Septembre 2011.
Je n’ai jamais vu de ciel aussi beau!
Chaque nuage un Etre au devenir.
Je n’ai jamais vu de soleil si pur !
Chaque rayon une âme au revenir.
La mort n’est pas si froide.
Je n’ai jamais vu de fleurs si vives !
Chaque pétale un chat qui bondit,
Sauvage
Mon cœur tend vers l’ange.
Comme je ressens !
Comme je respire !
Comme je suis saoul !
J’aurais tant aimé que vous vîtes !
Que puis-je faire ?
Je me suis mis en route vers l’astre,
Jaune
Vêtu d’un haillon d’espoir,
J’ai croisé la lune et les étoiles
Mais pas de visage.
Par une nuit d’été,
A regret suis revenu.
Mes pieds n’avaient jamais fléchi.
Léger de ces sanglots déversés
Enfin j’ai entendu !
Empli de votre force,
Enfin j’ai trouvé ma place.
Ancré à cette terre,
Uni à vous par un arc-en-ciel.
JM Zabouri
Septembre 2011.
Arriver à la butée de métal
Assembler de l’index
Le trois, puis le cinq
Puis le cinq…AU BOUT
Attendre, reconnaître
Quelques syllabes familières
Conscience chaleureuse
Ton visage nous manque
Cadran farceur
Qui fait son numéro de clown
Qui se moque bien
De savoir qui suppliera
Envoie dans le sens inverse
Tes impulsions
Sois le lien une fois encore
Remonte
Remonte le temps
Je le sais
Il y a erreur
Je le sais
C’est peine perdue
A l’autre bout
Désormais
Retentira un autre chant
Inconnu
Il ne sera plus une autre fois
Cette voix
JM Zabouri
Août 2011.
Les nuages de gris de Payne apprêtés
Leur ouateur ourdit en silence
Un complot
Surrection de l’enfer
Ils ne sont que frêles
Les fleurs éclaboussent
Ô Aquilon
Ne peux-tu déployer leur gorge plus haut?
Ne pressens-tu rien ?
Calme
Méprisable silence
Les peurs se sont tues
Mordus, brisés
Surprise par une drache
D’été
La blancheur des lys croule
Goutte,
Goutte
En un miroir
Tourment du souvenir
JM Zabouri
Août 2011.
Un bal désuet qui déroule
Ses lampions
Un bal différent suspendu
Dans le temps.
Une autre romance
Un ciel admiratif.
Un air de bagatelle
Un parquet de misère
Un accordéoniste frémit
Des notes
Elles ont leurs secrets.
Vous
Vos certitudes
Apôtres des quolibets
Baissez la garde.
Nous sommes ressuscités
A l’oubli le couvre-feu
De nos vies
Les rengaines sont libres
De choisir leurs passeurs.
Les matins blêmes appartiennent
A ceux qui s’y attendent
La brume se lève
Nous dessine un bateau pour partir
« La Bigarrure ».
JM Zabouri
Août 2011
Cours, saute
Arrive même le dernier
Eclatantes sont tes joues
Ris aussi fort que retentit la tempête
Roi du monde ou fée carabosse
Endormis par les larmes
Vole
Chat botté valsant avec la salamandre
Passe un souffle,
Une salamandre ?
Ce n’était qu’un chagrin de brume
Billes écarquillées de môme
Spectateur d’un étrange bal de coton
Réponds nuage à visage de poupée
As-tu vu une mère se lamentant ?
Réponds vent cristallin
As-tu entendu un père psalmodier?
N’arrête pas ta course
Dis-leur !
Dis-leur le temps !
Dis-leur le manque !
L’indéfectible lien
A cloche pied
De la terre au ciel
Compte et lance ton palet d’ardoise.
As-tu chanté assez haut ?
JM Zabouri
Juillet 2011
De nuit noire le sonneur s’enroule
Il voulait être allumeur de réverbères
Il est passé par ici
Turlututu chapeau pointu
Immatériel aux yeux du Temps
A l’heure où le soir tombe
D’une lune rousse le clocher se déguise
Il repassera par là
Pirouette cacahuète
Métamorphose réussie
Fini le tocsin
Une cape d’étoiles filantes sur le dos
Il court il court
Le jour se lève
Cueillir les fleurs des champs
Lui dire des tendresses
Dans un langage inconnu
« Passe passe Longue Nuit
Personne à te mettre sous la dent
Tu repasseras un autre Jour
Nous serons déjà loin ! »
Invisibles, invincibles
Habile jonglerie
JM Zabouri
Juillet 2011
La lune se retire
Perceptibles chuchotements, bruit défendu.
Bling, zut, trop tard, du verre blanc
Dans chaque éclat tout l’univers
Carrelage rose et gris, un vrai miroir
Dès le réveil les odeurs, comme un génie libéré
Pêle-mêle, rassurantes
Miel doré des soirs de fête
Pour le piquant, du sel.
Sept heures, bien entendues !
Courage, debout
Notion du temps
La toile cirée laisse échapper son parfum
Un bol de café au lait, jamais terminé
De la chaise en bois qui se balance,
La valse sans temps du rideau à losanges
Sous sa protection les bocaux attendent, sagement
« Concentré de tomate extra ! »
Sachets et paquets se serrent les coudes
Le métal des boîtes carrées fait de l’oeil
Et pour une journée particulière
Les blancs sablés réhaussés d’arc-en-ciel
Des trésors, sa fierté
Sept heures et demie, bien compris!
Senteurs entrelacées
Portez-moi
La grande allée déroule ses peupliers frémissants
Un mètre trente-cinq ; il te faut marcher
Une hirondelle rase les premières fleurs
« Tu es revenue mon amie ! »
Sur le parvis de l’église un christ blanc, tête penchée.
Glaive sur la nuque
L’école, les bancs… moi je voulais être un nuage
Pour partir au gré du vent et vous conter
A mon retour, les belles choses que je verrai
Dix huit heures vous tardiez à vous faire entendre !
Dans le ciel une main de brume
Le soleil va se retirer
Et vous toujours présents
Et vous souvent tremblant
Et vous parfois pleurant
Et vous riant et plus
Courageux et amoureux
Les ombres du soir descendent
Courage elles sont douces.
JM Zabouri
Juillet 2011
Vert, jaune, rouge
Nous sommes l’hélium
Silencieux nous volons
Conquistadors
La ville nous appartient
Les toits des maisons penchées
Dansent au clair de la lune
La nuit enivrée des clameurs
Qui s’élèvent
Nous porte, délestés de l’éternelle pâleur
Nous attendons l’aube rose et pure
Déguisés en anges
Et renaîtrons de la prochaine pluie
De nuages en nuages « J’aime les nuages ! »
Tu oublieras
Nous prendrons une rue au hasard
Redevenus piétons du petit peuple d’en bas
Marcherons jusqu’au quai du Point du Jour
Un banc
Une vie d’une telle importance
« Nous avons gagné cette Guerre »
JM Zabouri
Juillet 2011.
La ville nous appartient
Nous sommes l’hélium
Vert, jaune, rouge
Silencieux nous volons
Au dessus des toits des maisons penchées
En apesanteur abandonnons ce fardeau
Pour redescendre, nous prendrons
La prochaine pluie, omnibus
De nuage en nuage absorbons
La poésie de la vie s’inscrivant dans l’azur
Au dernier arrêt
Est descendu le poids des maux
Prochain arrêt, clairière tendre de mousse
Y rouler, calmés, sereins
Revenus vainqueurs
La vie nous appartient.
JM Zabouri
Juillet 2011
Nous volons au-dessus des mots
La poésie de la vie se nourrit de nos silences
Silences nécessaires à l’éloignement
Eloignement nécessaire à la compréhension.
Je m’efforce de t’aimer
Fragile comme un chemin de papier
Qui pourrait se déchirer sous nos pas
Notre errance est de cristal
Et pourrait en mille éclats se disperser.
Je m’essouffle d’aimer
Les mots se substituent aux maux
Ils pansent alors que nous les crions
Par dessus les toits et dans le ciel
Nos voix, comme la chaleur de l’été.
Je me surprends à t’aimer plus encore
Nos âmes accrochées l’une à l’autre
Se sont promis l’éternité
Mais que veut dire tout cela
Demain n’est-il pas un traitre mot ?
J’aime t’aimer.
Jean-Marc Zabouri
Juillet 2011
Sur une piste blanche
Toi, tes balles aux couleurs du temps
Maladroit, elles éclaboussent l’immaculée
Abracadabra, secrets de jardins miraculeux
Ô merci pour nos cœurs moins lourds !
Les hommes deviennent des chevaux
Ô merci pour nos yeux d’enfants
Et les étoiles des papillons
Or, vert, jaune, indigo
Comme des âmes sous un voile de lune
En offrande tu les as déposées.
JM Zabouri
Juillet 2011
Le froid est vif
Le ciel est gris, il a pris la couleur de tes yeux
Un caillou bleu est déposé, témoin de passage
Plane la fleur d’héliotrope, dans son sillage floriental
Dansent tous les souvenirs
Combien de fois t’es-tu levé ?
Combien de fois as-tu chéri ?
Les mains tendues vers le ciel tu implorais grâce et bonheur
Le froid est vif
Le ciel est blanc
JM Zabouri
Juillet 2011